Des chercheurs ont proposé un modèle pour comprendre pourquoi la désinformation circule et pourquoi des gens la partagent même s'ils doutent de sa véracité. Le modèle s'appelle Content Dimensions–Overton Window–Perceived Utility, ou modèle COP. Il examine trois dimensions de l'information : la véracité, l'attrait émotionnel et la pertinence pour la vie des personnes.
Pour tester le modèle, l'équipe a analysé des tweets sur la COVID-19 et a mesuré les mentions « J'aime » ainsi que les tweets « ratioed » (qui ont reçu plus de commentaires négatifs que de mentions J'aime). Ils ont aussi réalisé des analyses d'émotion et de sentiment pour mesurer le ton, la confiance et la pertinence.
Les résultats montrent que le ton émotionnel, surtout la peur, la colère et le dégoût, pousse les internautes à aimer et partager. L'effet est plus fort pour les fausses nouvelles que pour les tabloïds. Les chercheurs recommandent d'utiliser le ratio likes/réponses et l'analyse du ton, et de développer l'éducation aux médias, comme en Finlande.
Mots difficiles
- désinformation — information fausse ou trompeuse partagée publiquement
- véracité — caractère de ce qui est vrai ou exact
- attrait — force qui attire l'attention ou l'intérêt des gensl'attrait émotionnel
- pertinence — rapport entre l'information et la vie des gens
- ton — manière générale d'exprimer des émotions dans un message
- partager — faire connaître quelque chose à d'autres personnespartagent
- tabloïd — journal populaire souvent sensationnaliste et breftabloïds
- éducation aux médias — enseignement pour mieux comprendre l'information médiatiquel'éducation aux médias
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Avez-vous déjà partagé une information même en doutant de sa véracité ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Que pensez-vous de l'idée d'utiliser le ratio likes/réponses pour détecter la désinformation ?
- Quelles actions simples les écoles pourraient-elles faire pour améliorer l'éducation aux médias ?
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