Une équipe a publié dans Nature Methods la description d'un nouvel outil moléculaire appelé CaBLAM (Ca2+ BioLuminescence Activity Monitor). Le développement a été dirigé par une équipe de l'UC San Diego. CaBLAM enregistre l'activité au niveau des cellules individuelles et de compartiments subcellulaires à grande vitesse.
Contrairement aux méthodes fluorescentes, qui nécessitent d'envoyer de la lumière externe — souvent via des lasers ou des fibres optiques — la bioluminescence produit la lumière à l'intérieur des cellules. Cela réduit le photoblanchiment et les effets phototoxiques et permet des mesures plus longues ; les chercheurs ont par exemple enregistré l'activité pendant cinq heures consécutives.
Le Bioluminescence Hub, lancé en 2017 avec un financement important, soutient le développement de ces outils. Au moins 34 chercheurs de plusieurs universités ont contribué, et le financement provient notamment d'instituts publics et de fondations privées.
Mots difficiles
- bioluminescence — production de lumière par une réaction chimique biologique
- photoblanchiment — perte de signal lumineux après exposition à la lumière
- phototoxique — qui cause des dommages par exposition à la lumièrephototoxiques
- compartiment subcellulaire — petite partie d'une cellule avec fonction spécifiquecompartiments subcellulaires
- enregistrer — noter ou garder une information pour la rechercheenregistre
- financement — argent donné pour soutenir un projet ou recherche
- développement — processus pour créer ou améliorer quelque chose
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quels avantages de la bioluminescence trouvez-vous les plus importants et pourquoi ?
- Pensez-vous que pouvoir enregistrer l'activité pendant cinq heures change la façon de faire des expériences ? Expliquez.
- Comment le soutien financier public et privé peut-il aider un projet scientifique comme celui décrit ?
Articles liés
Comment la biologie microscopique construit les réseaux cérébraux
Une étude publiée dans Nature Communications relie les cellules, les molécules et l’imagerie pour montrer comment la biologie microscopique sous-tend les réseaux observés en fMRI. Cela pourrait changer l’étude de la cognition et des troubles mentaux.
La cybersécurité au sommet UA‑UE de Luanda
Les menaces numériques ont été au centre des échanges entre l'Union africaine et l'Union européenne à Luanda. Les journalistes subissent des logiciels espions et la région fait face à des cyberattaques massives et à un besoin d'investissements.
Des ARN très anciens trouvés dans un mammouth
Des chercheurs ont isolé et séquencé de l'ARN provenant de restes de mammouth préservés dans le pergélisol sibérien depuis près de 40 000 ans. Ces molécules montrent quels gènes étaient actifs et offrent de nouvelles informations sur les espèces éteintes.
Progrès vers un antivenin pour le scorpion noir indien
Des chercheurs indiens ont cartographié le venin du scorpion Heterometrus bengalensis et identifié plusieurs toxines. Des tests sur des souris montrent une forte toxicité; l'équipe travaille à un antivenin pouvant agir contre plusieurs espèces.
Traduire la science en langues africaines
Le programme explore comment l'utilisation des langues locales et des références culturelles peut rendre la science plus accessible en Afrique. Des spécialistes expliquent les défis de la traduction et comment les communautés peuvent participer.