Des chercheurs ont publié des images directes de deux novae prises quelques jours après leur éruption. Les observations ont été faites avec l'interférométrie au CHARA Array en Californie, une méthode qui combine la lumière de plusieurs télescopes pour obtenir une très haute résolution.
La nova V1674 Herculis a évolué très rapidement et les images montrent deux flux de gaz perpendiculaires en interaction. La nova V1405 Cassiopeiae a gardé ses couches externes plus de 50 jours avant de les libérer : c'est la première preuve claire d'une expulsion retardée. Des rayons gamma ont été détectés par le satellite Fermi en même temps que ces événements.
Mots difficiles
- interférométrie — méthode qui combine la lumière de télescopes
- résolution — capacité d'un instrument à voir des détails
- éruption — libération soudaine de matière par un astre
- flux — déplacement de matière ou d'énergie dans l'espace
- expulsion — action de faire sortir de la matière
- rayon gamma — onde ou particule très énergétique venant de l'espacerayons gamma
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi les chercheurs ont-ils utilisé l'interférométrie pour ces observations ?
- Que pensez-vous de la découverte d'une expulsion retardée dans une nova ?
Articles liés
Une membrane dans la mâchoire améliore l'audition des ancêtres mammifères
Des chercheurs ont scanné un fossile, Thrinaxodon, et utilisé des simulations pour montrer qu'une membrane dans la mâchoire pouvait jouer le rôle de tympan. Cette capacité serait apparue bien plus tôt que prévu.
Une molécule qui stocke l'énergie solaire
Des chimistes de l'UC Santa Barbara présentent une molécule qui capte la lumière, la stocke dans des liaisons chimiques et la libère sous forme de chaleur quand on la déclenche. Le matériau pourrait chauffer de l'eau ou servir pour le chauffage hors réseau.
Le Kerala choisit Bacillus subtilis comme microbe d'État
L'État du Kerala a désigné Bacillus subtilis comme « microbe d'État » pour souligner le potentiel des micro-organismes en santé, agriculture, environnement et résilience climatique. Le Centre of Excellence in Microbiome soutient ce choix.