Des chercheurs de Washington University in St. Louis ont publié une étude dans le Journal of Biological Rhythms. Ils ont utilisé des souris génétiquement modifiées pour suivre l'activité d'une protéine d'horloge marquée par la luciférase. Après l'accouplement avec un mâle porteur de la protéine marquée, les fœtus ont porté la marque alors que la mère ne l'avait pas.
Les scientifiques ont donné aux femelles enceintes de l'eau contenant un produit qui fait briller la luciférase, et des caméras ont enregistré les fœtus. Ils ont trouvé que, pendant la dernière semaine de la grossesse, les rythmes jour-nuit des nouveaux-nés se calaient sur le cycle repos-activité de la mère. Les auteurs pensent que des hormones maternelles (glucocorticoïdes), qui traversent le placenta, servent de signaux temporels. Les glucocorticoïdes synthétiques ont accéléré la synchronisation et leur moment d'administration pourrait importe.
Mots difficiles
- génétiquement — avec des changements dans les gènes
- luciférase — protéine qui produit de la lumière
- fœtus — bébé qui se développe dans l'utérus
- placenta — organe entre mère et bébé pendant grossesse
- glucocorticoïde — hormone produite par le corps en cas de stressglucocorticoïdes
- synchronisation — mettre des rythmes au même temps
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Penses-tu que le rythme jour-nuit de la mère peut influencer le bébé ? Pourquoi ?
- Que peux-tu faire pour garder un bon rythme jour-nuit pendant une grossesse ?
Articles liés
Un rapport mondial sur le journalisme scientifique et la COVID-19
Un rapport de SciDev.Net, publié pour son 20e anniversaire, présente un sondage auprès de 633 journalistes de 77 pays. Il montre une charge de travail accrue, des avis partagés et l’usage fréquent des prépublications pendant la pandémie.
Le cortisol renforce la mémoire des expériences émotionnelles
Une équipe de Yale a montré que le cortisol libéré sous stress modifie l'activité cérébrale et aide à retenir des expériences émotionnelles. Des participants ont pris de l'hydrocortisone ou un placebo avant de regarder des images en IRMf.
Deux types de microglies contrôlent l’anxiété chez la souris
Des chercheurs de l’Université de Utah montrent que deux populations de microglies ont des rôles opposés sur l’anxiété chez la souris. Les résultats, publiés dans Molecular Psychiatry, ouvrent des pistes pour de nouvelles thérapies, avec prudence.