Début mai 2026, des signalements d’un foyer sévère en Ituri ont conduit des chercheurs de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) à Kinshasa à analyser des prélèvements sanguins et à identifier, en quelques jours, le Bundibugyo ebolavirus. Ce variant rare avait été observé en Ouganda en 2007 et dans la zone d’Isiro du DRC en 2012. L’identification rapide a permis d’appuyer une réponse coordonnée sur le continent.
Lorsque l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai, Africa CDC a proclamé le 18 mai une « urgence de sécurité sanitaire continentale » pour mobiliser les systèmes d’intervention et la coordination transfrontalière. Des chercheurs de Stellenbosch University et d’autres institutions africaines ont renforcé la réponse scientifique. À la 11e conférence CelebrateLAB West Africa à Monrovia fin mai, Africa CDC a lancé une initiative de repositionnement thérapeutique pour accélérer la recherche africaine sur diagnostics, traitements et découverte de médicaments.
Mi-juin, des donateurs avaient promis US$ 910 million, au-delà des US$518 million demandés dans le plan continental conjoint Africa CDC et WHO lancé le 5 juin. Malgré ce financement d’urgence, les infrastructures de préparation restent insuffisantes. Les acteurs publics et philanthropiques, dont la Gates Foundation, l’Union européenne et d’autres partenaires, apportent un soutien catalytique.
- Laboratoires bien équipés et séquençage génomique
- Bioinformatique et plateformes d’essais cliniques
- Systèmes réglementaires, infrastructures de données et personnel formé
Des centres et consortiums africains travaillent à renforcer la propriété nationale de la recherche et l’harmonisation réglementaire. Lors de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, plusieurs États membres ont été reconnus pour leurs réalisations, et les négociations sur l’annexe Pathogen Access and Benefit-Sharing se poursuivent, avec une issue attendue en 2027. Un investissement soutenu et prévisible dans la capacité scientifique africaine faciliterait le confinement des flambées et renforcerait la sécurité sanitaire mondiale.
Mots difficiles
- signalement — rapport officiel d'un cas ou événement sanitairesignalements
- variant — version différente d'un agent infectieux
- identifier — découvrir ou reconnaître quelque chose avec certitude
- séquençage — processus pour lire l'ADN d'un organisme
- bioinformatique — utilisation d'outils informatiques en biologie
- repositionnement thérapeutique — réutiliser un médicament pour une autre maladie
- infrastructure — installations matérielles et organisationnelles nécessairesinfrastructures
- harmonisation — rendre des règles ou pratiques compatibles entre pays
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Comment un investissement soutenu et prévisible dans la capacité scientifique africaine pourrait-il aider à confiner les flambées, selon le texte ? Donnez deux exemples.
- Quels avantages et quels défis voyez-vous dans l'initiative de repositionnement thérapeutique lancée par Africa CDC ?
- Pourquoi l'harmonisation réglementaire et la propriété nationale de la recherche sont-elles importantes pour la réponse aux épidémies en Afrique ?
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