Le lymphome diffus à grandes cellules B se traite habituellement par l’association d’un anticorps ciblant les cellules B et d’une chimiothérapie à plusieurs médicaments. Cette stratégie est efficace pour beaucoup de malades, mais elle échoue chez environ trois patients sur dix et la chimiothérapie peut causer des lésions cardiaques, un risque sérieux chez les personnes âgées. Les médecins hésitent parfois à proposer de nouvelles options quand ils ne peuvent pas prédire la réponse.
Une nouvelle étude chez des chiens de compagnie a analysé des échantillons de sang provenant d’un essai clinique antérieur. Dans l’essai, chaque protocole associait un anticorps canin équivalent au médicament humain et une faible dose de doxorubicine, suivis par l’une des trois immunothérapies expérimentales (deux de ces immunothérapies sont aussi testées chez l’humain). Les prélèvements ont été réalisés avant le traitement, sept jours après le début juste avant l’immunothérapie expérimentale, à la fin du cycle, et soit au moment de la récidive, soit à 400 jours si le chien restait sans cancer.
Les chercheurs ont mesuré l’activité génique dans les cellules immunitaires circulantes et ont trouvé des marqueurs associés à la survie. CD1E et CCL14 étaient liés à une survie à long terme, alors que des gènes stimulés par l’interféron — notamment TBHD, NPNT et ISG20 détectables une semaine après le début du traitement — étaient associés à des rechutes précoces et à une survie plus courte.
La co-auteure Heather Gardner a développé un test de laboratoire simple pour détecter ces signaux précoces, et Cheryl London prévoit d’étudier si l’utilisation d’un tel test pour guider le traitement peut améliorer la survie. Les chercheurs estiment que ces résultats ouvrent la voie à des tests sanguins pour personnaliser les décisions thérapeutiques en oncologie vétérinaire et humaine. Source : Tufts University.
Mots difficiles
- anticorps — protéine du système immunitaire qui se lie aux agents étrangers
- chimiothérapie — traitement par médicaments qui tuent les cellules cancéreuses
- lésion — dommage ou blessure à un organe ou tissulésions
- immunothérapie — traitement qui stimule ou modifie la réponse immunitaireimmunothérapies
- marqueur — signe mesurable qui indique un état ou évolutionmarqueurs
- survie — durée de vie ou période sans maladie après traitement
- récidive — retour de la maladie après une période de rémission
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Comment un test sanguin détectant ces marqueurs pourrait-il aider à personnaliser les décisions de traitement ?
- Quels avantages et quelles limites voyez-vous à utiliser des chiens de compagnie pour des essais cliniques relevant aussi de l’oncologie humaine ?
- Si des gènes stimulés par l’interféron sont détectés une semaine après le début du traitement, que suggère cet article sur le pronostic du patient ?
Articles liés
L'IA peut estimer le risque de TDAH chez les enfants
Une étude montre qu'un modèle d'intelligence artificielle, entraîné sur des dossiers de santé électroniques, peut estimer le risque de TDAH plusieurs années avant le diagnostic habituel et signaler des enfants pour une évaluation plus précoce.
Au Cameroun, l'éco‑charbon pour une cuisson plus propre
Au Cameroun, l'éco‑charbon fabriqué à partir de déchets organiques est utilisé dans des villes comme Yaoundé pour réduire l'usage du bois. Le gouvernement et des lois nationales soutiennent des projets pour augmenter l'accès à la cuisson propre.
Dose réduite de chimiothérapie aide les très âgés atteints de lymphome
Une étude montre que des patients de 80 ans et plus atteints d’un lymphome courant peuvent souvent être guéris ou vivre plus longtemps avec une dose réduite de chimiothérapie, tout en ayant moins d’effets secondaires.