Une étude publiée dans le Journal of Addiction Medicine analyse, pour la première fois au niveau national, les modes d'usage du kratom et son lien avec la santé mentale et les troubles liés à la consommation de substances. Elle a été dirigée par Sean Esteban McCabe, professeur à l'University of Michigan School of Nursing, et s'appuie sur les données du National Survey on Drug Use and Health recueillies de 2021 à 2024.
Parmi les résultats, plus de 5 millions de personnes aux États-Unis déclarent avoir déjà utilisé du kratom, dont plus de 100 000 enfants de 12 à 17 ans. La part des personnes de 12 ans et plus déclarant un usage à vie est passée de 1,6 % en 2021 à 1,9 % en 2024. Les adultes de 21 à 34 ans ont la plus forte prévalence d'usage.
La plupart des utilisateurs présentent un trouble lié à l'usage de substances, déclarent consommer du cannabis et beaucoup souffrent de détresse psychologique grave ou de dépression majeure. Les auteurs précisent que l'étude ne prouve pas la causalité. La FDA et la DEA ont mis en garde, et des produits comme le 7‑OH peuvent être beaucoup plus puissants que le kratom ordinaire.
Les chercheurs soulignent que le kratom est souvent sous‑déclaré en clinique, car il n'apparaît pas dans les tests de dépistage standard, et que les règles varient selon les États.
Mots difficiles
- kratom — plante utilisée comme substance psychoactive
- prévalence — proportion de personnes avec un comportement ou étatprévalence d'usage
- usage à vie — consommation rapportée au moins une fois dans la vie
- détresse psychologique — état de souffrance mentale avec forte anxiété
- dépistage — test pour détecter une substance ou maladie
- causalité — relation de cause à effet entre deux faits
- FDA — agence américaine qui évalue médicaments et aliments
- DEA — agence américaine qui lutte contre le trafic de drogues
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi, d'après vous, certains utilisateurs ne déclarent pas le kratom en clinique ?
- Que pourraient faire les autorités pour mieux informer le public sur les risques du kratom ?
- Comment la variation des règles entre États peut-elle compliquer le contrôle du kratom ?
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