Des équipes ont essayé depuis plus de trente ans de recréer une oreille avec les cellules d’un patient. En 2016, une équipe de l’ETH Zurich avait déjà imprimé une oreille en 3D. Le nouveau projet réunit l’ETH Zurich, un institut de Bâle et l’hôpital cantonal de Lucerne.
Les chercheurs ont pris de petits fragments de cartilage humain et multiplié les cellules dans une solution nutritive. Ils ont préparé une bioencre, imprimé des constructions souples et les ont maturées en incubateur pour favoriser la formation de collagène, d’élastine et d’autres composants.
Après une prématuration d’environ neuf semaines, les oreilles ont été implantées sous la peau de rats et sont restées stables six semaines. L’élastine doit encore mûrir et des études cliniques sont prévues avant une utilisation chez des patients.
Mots difficiles
- imprimer — créer un objet en trois dimensionsimprimé
- bioencre — matière liquide contenant des cellules
- cartilage — tissu dur et flexible dans le corps
- incubateur — appareil qui garde des cellules au chaud
- collagène — protéine qui donne force au tissu
- élastine — protéine qui rend le tissu élastique
- implanter — placer un organe ou tissu dans le corpsimplantées
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi les chercheurs ont-ils implanté les oreilles d’abord sous la peau de rats ?
- Pensez-vous que ces techniques seront utilisées chez des patients un jour ? Pourquoi ?
- Quels avantages donne la formation de collagène et d’élastine selon le texte ?
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