Immersion de femmes en forêt au Cameroun liée à la COP30CEFR B2
24 nov. 2025
Adapté de Laura, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de Joseph Siewe, Unsplash
Lors de la COP30, tenue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém (Brésil), des groupes environnementaux ont mis l’accent sur le rôle des forêts dans la lutte contre le changement climatique. Au Cameroun, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a organisé, le 17 novembre 2025, une immersion en forêt pour des femmes afin de lier l’expérience locale aux discussions internationales et d’affirmer la place des femmes dans les réponses au climat.
Le RADD trouve son origine dans le projet Kids For Forest lancé par Greenpeace en 2009 ; des jeunes participants ont créé le réseau pour promouvoir une gestion durable, équitable et inclusive des ressources naturelles. Marie Crescence Ngobo, secrétaire exécutive, a souligné le lien étroit entre les femmes, la terre et la forêt. Le Cameroun, qui a plus de 40 pour cent de couverture forestière et se situe dans le bassin du Congo, subit des pressions liées aux industries extractives, aux agro‑industries, aux mines, aux barrages et à d’autres grands projets, ce qui affaiblit les liens locaux avec la forêt.
Le programme de l’immersion visait à renouveler l’alliance des femmes avec la forêt et à rappeler son rôle pour l’alimentation, la santé et la régulation du climat. Avant la sortie, le RADD a tenu deux panels sur un monde sans forêts et sans eau, et sur le genre et le financement climatique. L’immersion a inclus une soirée en forêt, une exposition de semences agroécologiques locales et d’artisanat forestier, une randonnée, une réunion virtuelle avec l’équipe à Belém, une plantation d’arbres à la plage de Sanaga, la projection d’un documentaire et des rencontres avec des représentants forestiers locaux.
Le RADD estime que la formation a renforcé la compréhension des femmes des liens entre forêts, adaptation et atténuation. L’organisation soutient que les femmes qui subissent les impacts climatiques peuvent proposer des solutions pertinentes à prendre en compte à la COP30. Elle prévoit un suivi à plusieurs niveaux : renforcer les représentants forestiers qui ont participé au hub COP30, leur fournir des ressources et intégrer des semences forestières dans son programme de développement des systèmes semenciers, et appelle les décideurs camerounais à reconnaître les femmes comme actrices principales des plans climatiques nationaux. Le RADD rappelle aussi que l’Amazonie et le bassin du Congo offrent des solutions climatiques et doivent être préservés avec l’implication active des femmes.
Mots difficiles
- immersion — séjour ou expérience prolongée sur place
- couverture forestière — proportion du territoire occupée par des forêts
- industrie extractive — entreprise qui extrait ressources naturelles du solindustries extractives
- atténuation — actions pour réduire émissions ou impacts climatiques
- adaptation — mesures pour s’ajuster aux effets du climat
- système semencier — organisation de production et distribution de semencessystèmes semenciers
- bassin — grande zone géographique contenant un réseau fluvial
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Comment la participation active des femmes peut-elle améliorer les réponses au changement climatique au niveau local et national ?
- Quels avantages et quels défis voyez-vous à intégrer des semences forestières locales dans des programmes de développement et de reforestation ?
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