Les enfants et les traumatismes de la guerreCEFR B2
6 avr. 2026
Adapté de Guest Contributor, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de Teah Rushing, Unsplash
La guerre moderne affecte bien au-delà des lignes de front : les civils et, en particulier, les enfants subissent des atteintes directes et des conséquences durables. Des experts alertent sur l'ampleur des traumatismes et parlent d'une possible crise de santé publique mondiale. Un exemple concret à Gaza concernait un enfant de 21 mois rendu à sa famille avec des blessures que des médecins ont jugées compatibles avec la torture.
Les professionnels utilisent souvent le dépistage appelé Adverse Childhood Experiences (ACEs) pour mesurer ces traumatismes. Il y a 10 questions qui portent notamment sur l'absence d'accès à la nourriture, à l'eau ou à un abri ; la perte d'un ou plusieurs responsables (maladie, prison ou divorce) ; la violence d'un membre de la famille ; ou des contacts sexuels non désirés avec un adulte. Si une personne subit trois ACEs ou plus, son risque de TSPT, de dépression, d'anxiété, de tentatives de suicide et de consommation de drogues augmente. Elle présente aussi un risque accru de maladies physiques, comme le cancer, l'hypertension artérielle et l'insuffisance cardiaque.
Les données régionales confirment des dommages lourds : en Ukraine, des milliers d'enfants ont été tués ou blessés et des millions ont été déplacés depuis le début de la guerre. En Asie de l'Ouest, des bombardements récents auraient tué ou blessé des centaines d'enfants et ont endommagé des écoles et des zones civiles. Le porte-parole de l'UNICEF, James Elder, a décrit Gaza comme « l'endroit le plus dangereux au monde pour être un enfant »; des dizaines de milliers d'enfants y ont été tués ou blessés et des centaines de milliers ont été déplacés. Au Soudan, des millions d'enfants ont été déplacés et n'ont pas un accès fiable à la nourriture, à l'éducation, aux soins de santé ou à un abri sûr.
Il y a urgence à agir : un adulte stable et soutenant reste le rempart le plus efficace contre le traumatisme. Beaucoup d'enfants ont besoin de soutien psychologique, d'environnements stables et de réseaux communautaires pour retrouver un sentiment de sécurité. Protéger les enfants exige une action coordonnée des acteurs suivants :
- gouvernements
- institutions internationales
- éducateurs et acteurs humanitaires
- citoyens
Ces acteurs doivent soutenir l'éducation, les soins de santé mentale et des conditions de vie stables afin que l'enfance ne soit pas définie par la violence.
Mots difficiles
- traumatisme — dommages psychologiques causés par un événement gravetraumatismes
- dépistage — action pour détecter une maladie ou un problème
- TSPT — trouble psychologique après un événement très stressant
- insuffisance cardiaque — maladie où le cœur ne fonctionne pas bien
- rempart — ce qui protège contre un danger ou un risque
- déplacé — personne forcée de quitter son domiciledéplacés
- porte-parole — personne qui parle au nom d'un groupe
- soutien psychologique — aide professionnelle ou émotionnelle pour la santé mentale
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quelles actions concrètes pourraient prendre les gouvernements pour soutenir les enfants dans les zones de conflit ?, donnez des exemples.
- Comment les écoles et les acteurs humanitaires peuvent-ils aider à recréer des environnements stables pour les enfants déplacés ?
- Pourquoi la présence d'un adulte stable est-elle importante pour réduire les effets des traumatismes sur les enfants ?
Articles liés
Santé mentale pendant la grossesse et après l’accouchement
Environ une femme sur cinq souffre de troubles mentaux pendant la grossesse et la première année après l’accouchement. L’entretien avec une chercheuse souligne l’importance du soutien familial, professionnel et des politiques de santé.
L'IA pour renforcer les soins primaires en Afrique
Des pays africains veulent rendre leurs systèmes de santé plus autonomes. À la CPHIA à Durban, Africa CDC explique comment l'intelligence artificielle et les outils numériques peuvent soutenir les soins primaires, la surveillance et la gouvernance des données.
Le surpoids et le déclin cognitif chez les personnes âgées
Une étude longitudinale sur plus de 8 200 personnes âgées de plus de 50 ans suivies 24 ans montre qu’un IMC plus élevé est lié à un déclin cognitif plus rapide, surtout à partir de la huitième année et chez les plus de 65 ans.
Glut1 dans les neutrophiles : une piste pour traiter la glomérulonéphrite
Des chercheurs utilisant un modèle murin d'AGN montrent que les neutrophiles augmentent l'expression du transporteur Glut1. Bloquer Glut1 réduit les lésions rénales et, chez la souris, un inhibiteur améliore la pathologie, ouvrant une voie thérapeutique.