Beaucoup de personnes veulent faire de l'exercice puis n'arrivent pas à respecter leurs plans. Michelle Segar, spécialiste en sciences du comportement, et des collègues ont mené la première étude approfondie centrée sur l'activité physique pour comprendre ce problème.
L'équipe, qui comprenait des chercheurs de Kent State University, a animé quatre groupes de discussion avec 27 adultes. Les participants avaient essayé de faire de l'exercice mais n'avaient pas réussi à s'y tenir. Les chercheurs ont repéré quatre composantes de la mentalité « tout ou rien » : critères rigides pour considérer une activité comme de l'exercice, recherche d'excuses, perception que l'exercice est secondaire, et incompréhension de l'incapacité à maintenir l'effort.
Segar note que cette mentalité augmente les coûts immédiats ressentis, si bien que sauter une séance paraît souvent plus facile. Elle propose trois changements : ne pas se blâmer, viser « assez bien » plutôt que la perfection, et ne pas rester prisonnier du passé.
Mots difficiles
- mentalité — façon de penser ou attitude générale
- approfondi — étudié en profondeur, très détailléapprofondie
- critère — règle ou condition pour juger quelque chosecritères
- coût — effets négatifs ou dépense perçus immédiatementcoûts
- ressentir — perçus ou éprouvés par une personneressentis
- blâmer — attribuer la faute à soi ou à quelqu'unse blâmer
- viser — avoir pour objectif, essayer d'atteindre
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Avez-vous déjà eu une mentalité « tout ou rien » pour l'exercice ? Donnez un exemple et expliquez pourquoi cela a posé problème.
- Parmi les trois changements proposés par Segar, lequel vous semble le plus utile ? Pourquoi ?
- Donnez des idées concrètes pour viser « assez bien » plutôt que la perfection dans votre routine d'activité physique.
Articles liés
Inflammation et préférence pour les médias sociaux
Une étude dirigée par David Lee (University at Buffalo) trouve un lien entre des niveaux d'inflammation plus élevés et une préférence pour les interactions sur les médias sociaux plutôt que les rencontres en personne. La recherche paraît dans Scientific Reports.
Ebola en RDC et en Ouganda : renforcer la surveillance communautaire
L'épidémie d'Ebola (espèce Bundibugyo) continue de se propager après la déclaration du 17 mai. La maladie manque de vaccin et la détection rapide par les systèmes communautaires est essentielle pour sauver des vies.
Usage du cannabis et binge drinking chez les terminales
Une étude américaine montre que les terminales qui utilisent deux modes ou plus pour consommer du cannabis ont un risque plus élevé de consommation excessive d'alcool. Les modes comme fumer, vapoter et dabbing sont liés au binge drinking.
Aliments ultra‑transformés et similitudes avec le tabac
Des équipes de la University of Michigan, Harvard et Duke concluent que de nombreux aliments ultra‑transformés présentent des qualités addictives proches de celles du tabac. L’analyse appelle à repenser les politiques et à étudier les systèmes alimentaires.