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Deux types de microglies contrôlent l’anxiété chez la souris — Niveau B2 — A star-shaped object rests on a cracked surface.

Deux types de microglies contrôlent l’anxiété chez la sourisCEFR B2

25 nov. 2025

Adapté de Sophia Friesen - University of Utah, Futurity CC BY 4.0

Photo de Logan Voss, Unsplash

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
5 min
290 mots

Une nouvelle étude publiée dans Molecular Psychiatry par des chercheurs de l’Université de Utah met en lumière des effets opposés de deux populations de microglies sur l’anxiété chez la souris. Les microglies sont des cellules immunitaires présentes dans le cerveau. Des expériences antérieures montraient qu’inhiber uniquement les microglies Hoxb8 rendait les souris anxieuses, tandis qu’inhiber toutes les microglies ne changeait pas le comportement, ce qui laissait penser que des sous-types de microglies ont des fonctions différentes.

Pour tester cette hypothèse, les scientifiques ont utilisé des souris dépourvues de microglies et ont réalisé des greffes : ils ont injecté des microglies Hoxb8, des microglies non-Hoxb8, ou les deux. Les microglies non-Hoxb8 ont agi comme un accélérateur de l’anxiété — les souris ont présenté un toilettage compulsif et ont passé moins de temps dans des zones ouvertes, signes comportementaux d’anxiété. Les microglies Hoxb8, elles, n’ont pas provoqué d’anxiété. La co-présence des deux populations a rétabli un comportement normal, ce qui suggère une compensation mutuelle.

Les chercheurs, dont Mario Capecchi, expliquent que ces deux populations « règlent exactement le niveau d’anxiété » en fonction de l’environnement. Donn Van Deren a qualifié la découverte de « changement de paradigme ». Les auteurs soulignent que l’homme possède aussi deux populations similaires et envisagent que, à l’avenir, on puisse moduler les microglies — soit en stimulant celles qui préviennent l’anxiété, soit en affaiblissant celles qui la favorisent — par des moyens pharmacologiques ou immunothérapeutiques. Ils mettent toutefois en garde : une application clinique n’est pas imminente. Le travail a été soutenu par les National Institutes of Health, le National Institute of Mental Health, la Dauten Family Foundation et le University of Utah Flow Cytometry Facility.

  • Publication : Molecular Psychiatry.
  • Implication : nouvelles pistes thérapeutiques ciblant les microglies.
  • Prudence : pas de traitement clinique immédiat.

Mots difficiles

  • microglieCellule immunitaire présente dans le cerveau
    microglies, microglies Hoxb8, microglies non-Hoxb8
  • inhiberEmpêcher une activité ou une fonction biologiques
  • greffeTransfert de cellules ou tissu vers un receveur
    greffes
  • toilettage compulsifComportement répétitif de nettoyage excessif
  • compensation mutuelleAction réciproque qui restaure un état normal
  • modulerChanger ou ajuster l’activité d’un système
  • pharmacologiqueQui concerne les médicaments et leurs effets
    pharmacologiques
  • immunothérapeutiqueRelatif à un traitement qui utilise le système immunitaire
    immunothérapeutiques

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Pensez-vous que moduler des microglies pourrait être une piste thérapeutique sûre pour l’être humain ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  • Quels défis pratiques ou éthiques voyez-vous pour traduire ces résultats chez la souris en traitements humains ?
  • Comment la découverte de populations de microglies aux effets opposés change votre vision des causes de l’anxiété ?

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