Une équipe de recherche a étudié des données génétiques anonymisées provenant de personnes décédées par suicide. Les chercheurs ont comparé ceux qui avaient des antécédents d’idées ou de gestes suicidaires non mortels et ceux qui n’avaient aucun antécédent connu. Le groupe sans antécédent présentait moins de diagnostics psychiatriques et moins de facteurs de risque génétiques pour plusieurs troubles.
Plus précisément, ces personnes avaient tendance à présenter un risque génétique plus faible pour le trouble dépressif majeur, l’anxiété, la maladie d’Alzheimer et le trouble de stress post-traumatique. Les données montrent aussi qu’elles n’étaient pas plus susceptibles d’avoir des traits légers, comme une humeur dépressive ou du névrosisme, par rapport à la population générale.
Les auteurs soulignent que dépister uniquement la dépression ne permettra pas d’identifier toutes les personnes à risque. L’équipe prévoit des recherches supplémentaires pour repérer des personnes à risque cachées et explorer des liens avec la douleur chronique, l’inflammation et les troubles respiratoires.
Mots difficiles
- anonymisé — dont l'identité des personnes est cachéeanonymisées
- antécédent — événement ou problème survenu auparavantantécédents
- facteur de risque — élément qui augmente la probabilité d'un problèmefacteurs de risque
- diagnostic — identification d'une maladie par un professionneldiagnostics
- dépister — chercher et trouver des personnes malades ou à risque
- névrosisme — tendance à éprouver anxiété et émotions négatives
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi, d'après l'article, dépister seulement la dépression n'est pas suffisant ?
- Quelles autres informations ou signes faudrait-il vérifier pour mieux repérer des personnes à risque cachées ?
- Comment la douleur chronique, l'inflammation ou les troubles respiratoires pourraient aider à comprendre le risque chez certaines personnes ?
Articles liés
Plus d'activité cérébrale chez des personnes avec TOC pendant une tâche séquentielle
Une étude de l’université de Brown montre que des personnes avec trouble obsessionnel‑compulsif ont plus d’activité cérébrale lors d’une tâche séquentielle difficile. Les chercheur·e·s pensent que ces zones nouvelles pourraient être ciblées par la TMS.
GanLum : un nouveau traitement contre le paludisme montre de bons résultats
Le laboratoire Novartis annonce que GanLum, contenant la molécule ganaplacide, a donné de bons résultats dans un essai de phase avancée chez plus de 1 600 patients en Afrique subsaharienne. Une autorisation pourrait intervenir dans environ 16 mois et une mise sur le marché en 2027.