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Des recherches montrent que beaucoup de personnes qui se suicident ne sont pas dépressives — Niveau B2 — A silhouetted person appears worried and alone.

Des recherches montrent que beaucoup de personnes qui se suicident ne sont pas dépressivesCEFR B2

31 déc. 2025

Adapté de Sophia Friesen - University of Utah, Futurity CC BY 4.0

Photo de Adam Custer, Unsplash

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
5 min
259 mots

Des chercheurs ont analysé des données génétiques anonymisées provenant de plus de 2 700 personnes décédées par suicide et ont publié leurs résultats dans JAMA Network Open. Ils ont comparé des personnes ayant eu auparavant des idées ou des comportements suicidaires non mortels avec d’autres sans antécédent connu. Le groupe sans antécédent connaissait moins de diagnostics psychiatriques et présentait moins de facteurs de risque génétiques pour plusieurs troubles.

Plus précisément, ces personnes montraient un risque génétique plus faible pour le trouble dépressif majeur, l’anxiété, la maladie d’Alzheimer et le trouble de stress post-traumatique. Les données indiquent aussi qu’elles n’étaient pas plus susceptibles que la population générale d’avoir des traits légers comme l’humeur dépressive ou le névrosisme. Hilary Coon, professeure de psychiatrie à la Spencer Fox Eccles School of Medicine et première auteure, a déclaré que « beaucoup de personnes à risque de suicide ne sont pas nécessairement dépressives » et qu’il est probable que certaines ne le soient effectivement pas.

Les chercheurs précisent que les effets génétiques individuels sont faibles et qu’aucun gène unique ne cause le suicide; les facteurs environnementaux et sociaux restent donc importants. L’étude conclut que renforcer seulement le dépistage de la dépression ne suffira pas à identifier toutes les personnes à risque. L’équipe prévoit des travaux supplémentaires pour repérer des personnes à risque cachées et étudier des liens possibles avec la douleur chronique, l’inflammation, les troubles respiratoires, ainsi que des traits pouvant conférer une résistance au suicide. En cas de besoin, appeler le 988 permet d’accéder à une ligne d’aide gratuite et confidentielle, disponible 24/7.

Mots difficiles

  • anonymiserrendre une donnée impossible à relier à une personne
    anonymisées
  • antécédentévénement ou condition médicale passée d'une personne
  • diagnosticidentification officielle d'une maladie par un médecin
    diagnostics
  • facteur de risqueélément qui augmente la probabilité d'un problème
    facteurs de risque
  • trouble dépressif majeurmaladie mentale caractérisée par une tristesse intense prolongée
  • névrosismetendance à l'instabilité émotionnelle et à l'anxiété
  • dépistageaction de rechercher une maladie chez des personnes asymptomatiques
  • inflammationréponse du corps provoquant rougeur et douleur

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Pourquoi, d'après le texte, renforcer seulement le dépistage de la dépression ne suffit-il pas pour identifier toutes les personnes à risque ? Donnez deux raisons possibles issues de l'article.
  • Quelles autres approches ou facteurs l'équipe de chercheurs veut-elle étudier pour repérer des personnes à risque cachées ?
  • Comment la protection des données (par exemple l'anonymisation) peut-elle influencer la recherche sur le suicide et la confiance du public ?

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