Une équipe dirigée par Jessica L. Reynolds à l'University at Buffalo publie une étude dans Antimicrobial Agents and Chemotherapy sur un traitement inhalé pour la tuberculose. Le système utilise des nanoparticules biocompatibles qui encapsulent la rifampicine dans un cœur biodégradable, avec un revêtement externe qui favorise l'adhérence aux macrophages et une molécule naturelle en surface qui stimule l'activité immune.
Hilliard L. Kutscher explique que les particules atteignent les poumons et sont absorbées par les macrophages où les bactéries se cachent. Elles libèrent la rifampicine lentement, stimulent la réponse immunitaire et réduisent l'exposition systémique, ce qui diminue les effets secondaires. Les essais chez la souris utilisent deux modèles murins, dont l'un imite des lésions humaines plus sévères.
Selon Reynolds, les résultats sont plus robustes grâce aux deux modèles. Les nanoparticules maintiennent des concentrations pulmonaires élevées jusqu'à une semaine après une dose unique. La recherche suivante visera à intégrer la nanoparticule avec d'autres antibiotiques antituberculeux. Les travaux ont été réalisés en installation BSL-3 et financés par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases des National Institutes of Health.
Mots difficiles
- nanoparticule — objet extrêmement petit utilisé en thérapienanoparticules
- biocompatible — qui n'est pas nocif pour le corpsbiocompatibles
- biodégradable — qui se décompose naturellement dans l'organisme
- macrophage — cellule du système immunitaire qui engloutit les microbesmacrophages
- encapsuler — enfermer un médicament dans une structure protectriceencapsulent
- rifampicine — antibiotique utilisé pour traiter la tuberculose
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Questions de discussion
- Quels avantages voyez-vous à un traitement inhalé qui réduit l'exposition systémique ?
- Seriez-vous favorable à des essais qui combinent plusieurs antibiotiques dans la même nanoparticule ? Pourquoi ?
- Quels risques ou questions faudrait-il vérifier avant de tester ce traitement chez l'humain ?
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