L’accumulation de poussière sur les panneaux solaires réduit fortement la production d’énergie : des études citées par l’équipe font état de pertes allant de 17 pour cent en six jours au Koweït jusqu’à 66 pour cent sur six months en Égypte. Pour s’attaquer à ce problème, des chercheurs de la German University in Cairo ont développé deux systèmes inspirés de la nature, commercialisés par une société créée par l’ingénieur Hossam Mohamed. La première installation commerciale a été posée au Fifth Settlement du Caire il y a environ un mois et les premiers retours sont qualifiés de prometteurs.
Le premier système est entraîné électriquement. Un petit moteur muni d’un poids déséquilibré crée des vibrations mécaniques contrôlées par une unité électronique. Le dispositif secoue la poussière deux fois par jour, à midi et à 3 h du matin, pendant environ une minute à chaque fois. Il peut être alimenté par le panneau lui-même ou par une batterie indépendante. Les panneaux reçoivent en plus un nano-revêtement antistatique.
Des essais comparatifs sur le terrain donnent des résultats concrets : des panneaux conventionnels non nettoyés ont perdu around 33 per cent de leur efficacité après six weeks ; ceux équipés du système à vibrations et du nano-revêtement n’ont perdu que 12.9 per cent après la même période. Un montage flexible animé par le vent, qui imite le balancement des branches, a montré seulement 5 per cent de perte lors d’un essai de six-week field trial, contre about 25 per cent pour des panneaux fixes traditionnels. Les chercheurs précisent que la performance dépend des saisons.
Des experts ont souligné des questions sur la durabilité des panneaux soumis à des vibrations continues et sur l’intérêt économique par rapport au nettoyage manuel. Mohamed affirme que les dispositifs ont été testés et calibrés pour éviter tout dommage. L’équipe souligne aussi les économies possibles : nettoyer un panneau monté sur un lampadaire peut coûter up to 200 Egyptian pounds (US$4) par month, de sorte qu’un complexe de 200 lampadaires pourrait dépenser 40,000 pounds (US$800) par month. Après un accueil positif, l’entreprise augmente sa production et a déjà fourni une autre communauté résidentielle dans le gouvernorat de Giza.
Mots difficiles
- nano-revêtement — couche très fine qui protège une surface
- antistatique — qui empêche l'électricité statique de s'accumuler
- vibration — mouvement rapide et répété d'une partie solidevibrations
- durabilité — capacité à rester en bon état longtemps
- calibrer — ajuster ou régler précisément un appareilcalibrés
- montage — assemblage de pièces pour créer un dispositif
- économie — réduction des dépenses ou gain d'argentéconomies
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Comparez les avantages et les inconvénients des systèmes à vibrations et du nettoyage manuel pour des panneaux solaires en milieu urbain.
- Comment la dépendance de la performance aux saisons pourrait-elle influencer l'adoption de ces dispositifs ? Donnez des raisons.
- Dans votre région, où ces systèmes (vibrations ou montage flexible) seraient-ils les plus utiles et pourquoi ?
Articles liés
Immersion de femmes en forêt au Cameroun liée à la COP30
Pendant la COP30 (10–21 novembre 2025) à Belém, le RADD a organisé le 17 novembre une immersion en forêt au Cameroun. L’activité rapproche l’expérience locale des débats internationaux et renforce le rôle des femmes pour la forêt et le climat.
Des rats s'auto‑administrent du cannabis quand ils sont stressés
Une étude montre que des rats ayant des niveaux naturels de stress plus élevés cherchent et s'auto‑administrent du cannabis. Les chercheurs ont lié ce comportement aux hormones de stress, à la cognition et aux endocannabinoïdes.
La science participative aide à suivre la santé et le bien‑être
Une revue scientifique conclut que la science participative peut aider à suivre de nombreux indicateurs de santé et de bien‑être des ODD et soutenir les objectifs de l’OMS. Elle donne des exemples concrets et mentionne des limites.