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Le Sénégal lance une réponse nationale contre la fièvre de la Vallée du Rift — Niveau B2 — a group of children sitting on the ground

Le Sénégal lance une réponse nationale contre la fièvre de la Vallée du RiftCEFR B2

23 oct. 2025

Adapté de Roger Kpeteka, Ruth Douglas, SciDev CC BY 2.0

Photo de E. Diop, Unsplash

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
6 min
330 mots

Les autorités sénégalaises ont présenté le 20 octobre à Dakar une réponse nationale et multisectorielle face à la progression de la fièvre de la Vallée du Rift. L’action réunit les ministères de la Santé, de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi que le Système national de gestion des incidents (SGI) pour coordonner la détection, les soins, la vaccination du bétail et la lutte antivectorielle. Depuis septembre, des comités de gestion des épidémies ont été activés dans tout le pays.

Les opérations comprennent la destruction des gîtes larvaires, l’usage de moustiquaires imprégnées et l’emploi de drones pour repérer les eaux stagnantes. Une campagne de communication en langues locales cible les marchés, les villages et les zones agricoles. La surveillance a été renforcée dans les régions les plus touchées : Saint-Louis, Matam, Louga, Thiès et Tambacounda. L’entomologiste Mawlouth Diallo a indiqué que la vaccination cible prioritairement les marchés aux bestiaux, les points d’eau et les axes de transhumance.

Au 20 octobre, 1 657 échantillons avaient été testés : 258 cas humains confirmés (21 décès, 192 guéris), 57 cas animaux et plus de 14 000 animaux vaccinés. Boly Diop (chef du SGI) a mis en garde contre l’automédication et le retard des consultations, signalant que « certains sont morts d’hémorragies, d’autres d’une insuffisance d’organes ». Il a précisé que la maladie se transmet principalement par piqûres de moustiques ou par contact avec des animaux infectés et qu’il n’y a pas de transmission entre humains.

Lors d’une consultation scientifique ouverte convoquée par le UK Health Security Agency le 14 octobre, des participants ont relevé d’importantes lacunes dans les tests au point de soin. Emmanuel Agogo (FIND) a dit que l’analyse révélait « d’énormes lacunes dans les tests au point de soin ». Le diagnostic repose sur des tests PCR, tandis que les tests à flux latéral et antigéniques manquent. Les experts ont appelé à poursuivre la surveillance génomique et à renforcer la protection des vétérinaires et des équipes de terrain, notamment en améliorant les solutions de laboratoires mobiles utilisées ailleurs.

Mots difficiles

  • multisectorielleQui implique plusieurs ministères ou secteurs
  • lutte antivectorielleActions pour réduire les insectes vecteurs
  • gîte larvaireEndroit où les larves de moustiques se développent
    gîtes larvaires
  • entomologisteScientifique qui étudie les insectes
  • transhumanceDéplacement saisonnier des animaux pour pâturer
  • automédicationSe soigner soi-même sans avis médical
  • point de soinLieu où on effectue des tests médicaux
  • surveillance génomiqueSuivi des variations du matériel génétique

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Que pensez-vous des priorités de vaccination citées (marchés, points d'eau, axes de transhumance) ? Donnez des raisons.
  • Comment une campagne de communication en langues locales peut-elle améliorer la prévention dans les villages et marchés ?
  • Quels sont les avantages et les limites d'utiliser des laboratoires mobiles et des drones pour la surveillance et la lutte sur le terrain ?

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