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Le changement climatique et l'agriculture au Nord-Kivu — Niveau B2 — man in gray hoodie and black pants holding brown cardboard box

Le changement climatique et l'agriculture au Nord-KivuCEFR B2

17 mars 2026

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
6 min
333 mots

Le Nord-Kivu voit ses pratiques agricoles profondément affectées par des variations climatiques : saisons raccourcies, sécheresses prolongées, pluies soudaines et épisodes extrêmes comme la grêle et les orages. Ces phénomènes, parfois hors des périodes habituelles, détruisent semis et cultures. L'instabilité climatique augmente aussi les maladies des plantes, notamment le mildiou et diverses infestations fongiques, ce qui fait baisser les rendements.

Une étude publiée en 2012 dans Geo-Eco-Trop relève que les précipitations annuelles restent proches de 1 500 mm, que l'intensité moyenne quotidienne des pluies a légèrement augmenté et que les jours avec fortes précipitations ont augmenté. La saison des pluies est passée de neuf à sept mois. L'étude met en avant l'urbanisation rapide et non contrôlée comme facteur majeur d'augmentation des inondations, et elle insiste sur la nécessité d'une meilleure planification urbaine et d'infrastructures adaptées. Des institutions locales (ENRA Beni, ITAV Butembo, INERA Yangambi) confirment cette intensification des phénomènes météorologiques.

Le calendrier local, selon le CAID, comprend deux saisons humides (mi-août à mi-janvier et mi-février à mi-juillet) et deux courtes saisons sèches (mi-janvier à mi-février et mi-juillet à mi-août). Les agriculteurs distinguent deux saisons culturales : courte (mars-mai) et longue (août-novembre). L'irrigation demeure rare pour des raisons financières, techniques et topographiques ; des sources d'eau existent mais les communautés peinent à les capter ou à les gérer.

Chercheurs, ONG et autorités proposent plusieurs réponses : planification des espaces, amélioration de l'irrigation et de la gestion de l'eau, diversification des cultures, développement de semences résistantes, recours à l'agroforesterie et à l'agroécologie, ainsi que le reboisement. Un expert demande la création d'un réseau régional de stations météorologiques pour établir un calendrier agricole fiable. Les données montrent une hausse moyenne de la température de 1,8 °C sur 50 ans ; des scientifiques préviennent que si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent, l'agriculture paysanne pourrait disparaître.

  • Améliorer l'irrigation et la gestion de l'eau
  • Développer des variétés de cultures résilientes
  • Adopter l'agroforesterie et des outils numériques

Mots difficiles

  • variationChangement ou fluctuation dans le climat local.
    variations climatiques
  • sécheressePériode longue sans pluies suffisantes.
    sécheresses
  • inondationDébordement d'eau provoquant des dégâts.
    inondations
  • urbanisationExpansion rapide et souvent non planifiée des villes.
  • irrigationApport d'eau contrôlé pour les cultures.
  • agroforesterieAssociation d'arbres et de cultures agricoles.
  • résilientCapable de résister et se remettre des chocs.
    résilientes

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Quelles mesures proposées dans l'article vous semblent les plus urgentes pour protéger les agriculteurs locaux ? Pourquoi ?
  • Quels obstacles financiers, techniques ou topographiques empêchent le développement de l'irrigation, selon le texte ? Donnez des exemples.
  • Quels avantages et quelles limites voyez-vous à la création d'un réseau régional de stations météorologiques pour les communautés agricoles ?

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