Le choléra se transmet par l'eau contaminée et progresse là où l'assainissement et les services de santé sont affaiblis. En 2024, l'OMS a reçu 560,823 cas et 6,028 décès. Les facteurs qui alimentent la transmission sont les conflits, les chocs climatiques et la négligence à long terme des infrastructures d'eau et de santé. Un quart des décès liés au choléra survient désormais en dehors des établissements de santé, et les enfants de moins de cinq ans représentaient un cas sur cinq au niveau mondial en 2024.
La répartition géographique est marquée: l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie comptent pour 98 pour cent du fardeau mondial. La région de la Méditerranée orientale, qui représente moins de 10 pour cent de la population mondiale, a représenté 74 pour cent des cas mondiaux, le Yémen à lui seul représentant 89 pour cent des cas et 96 pour cent des décès au Moyen-Orient et en Asie en 2024. Le Soudan a signalé plus de 123,000 cas et 3,494 décès depuis la mi-2024, sa plus longue épidémie enregistrée; au Darfour le choléra a touché 40 localités et plus de 18,000 personnes.
Sur le plan des outils, l'OMS a préqualifié Euvichol-S début 2024 et il a rejoint le stock mondial la même année. Les niveaux du stock sont restés au-dessus de cinq millions de doses pendant la première moitié de 2025. En 2025, 65 million de doses ont été demandées mais seulement 45 million ont été approuvées pour usage d'urgence. La plupart des programmes utilisent un schéma d'une dose, qui offre une protection plus courte mais permet une couverture plus large, tandis que la production reste concentrée hors des pays les plus touchés.
La Feuille de route mondiale de l'OMS pour éliminer le choléra d'ici 2030 vise une réduction de 90 pour cent des décès par des plans nationaux multisectoriels. Les actions prioritaires incluent l'intégration du contrôle du choléra dans les programmes Eau, assainissement et hygiène, le renforcement de la surveillance en laboratoire et des diagnostics rapides, la formation des agents de santé pour la détection précoce, l'expansion de la fabrication régionale de vaccins et l'amélioration de la nutrition et de la vaccination des enfants. Traiter l'eau potable et la gestion des déchets comme des services de santé essentiels et augmenter le financement de la prévention sont nécessaires pour réduire durablement les décès et les flambées.
- Collaboration régionale sur des systèmes d'alerte précoce
- Réseaux de laboratoires locaux et surveillance génomique
- Mesures communautaires: stockage d'eau sûr et hygiène des mains
Mots difficiles
- assainissement — services qui traitent eaux et déchets sanitaires
- négligence — manque prolongé d'entretien ou d'attention
- fardeau — charge ou poids d'une maladie pour population
- préqualifier — approuver officiellement un produit pour usagepréqualifié
- stock — réserve de produits disponibles pour urgence
- schéma — plan d'administration d'un vaccin ou traitement
- surveillance — observation continue des cas et des données
- flambée — augmentation rapide de cas d'une maladieflambées
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quels sont, d'après le texte, les principaux facteurs qui alimentent la transmission du choléra ? Donnez des exemples et expliquez pourquoi ils aggravent la situation.
- Le texte mentionne l'expansion de la fabrication régionale de vaccins. Quels avantages et défis cela pourrait-il représenter pour les pays les plus touchés ?
- Quelles mesures communautaires listées dans le texte peuvent prévenir les flambées, et comment ces mesures aident-elles à réduire les cas ?
Articles liés
Un écart alimentaire n’annule pas la perte de poids
Une revue scientifique montre qu’un seul écart n’efface généralement pas la perte de poids. L’impact psychologique d’un repas peut être plus important que les calories; des repas planifiés aident souvent, tandis que les écarts imprévus risquent culpabilité et frénésie.
Nouvelle flambée de la fièvre de la Vallée du Rift au Rwanda
Le Rwanda renforce la surveillance et vaccine le bétail après une deuxième flambée près de la frontière tanzanienne. Les autorités alertent sur l'absence de tests rapides et un vaccin humain candidat est entré en Phase II.