Une équipe dirigée par Priya Rajasethupathy publie dans Nature Neuroscience la découverte d’un gène lié à l’attention chez la souris. Les chercheurs ont analysé le génome de près de 200 souris de plusieurs lignées pour mieux refléter la diversité génétique.
Ils ont identifié le gène Homer1 dans le cortex préfrontal. L’effet vient de deux courtes versions du gène, Homer1a et Ania3. Réduire ces isoformes chez des souris adolescentes, pendant une fenêtre développementale étroite, a rendu les animaux plus rapides, plus précis et moins distraits dans plusieurs tests. Les auteurs pensent que ces résultats peuvent ouvrir des pistes pour des thérapies qui calment plutôt que stimulent les circuits cérébraux.
Mots difficiles
- gène — Fragment d'ADN qui code pour une fonction.
- génome — Ensemble du matériel génétique d'un organisme.
- lignée — Groupe d'animaux avec même origine familiale.lignées
- cortex préfrontal — Partie avant du cerveau liée à l'attention.
- isoforme — Version différente d'un même gène.isoformes
- fenêtre développementale — Période courte durant le développement.fenêtre développementale étroite
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi les chercheurs ont-ils analysé plusieurs lignées de souris ?
- Selon le texte, comment ces résultats peuvent-ils aider pour des thérapies ?
- Penses-tu qu'il est utile d'étudier l'attention chez les animaux ? Pourquoi ?
Articles liés
La protéine HIF1 et la douleur des tendons
Des chercheurs d'ETH Zurich montrent que la protéine HIF1 peut déclencher des tendinopathies. Des expériences chez la souris et des tissus humains révèlent des changements dans le collagène et expliquent la douleur et la fragilité des tendons.
Le réseau SCAN lié aux symptômes de la maladie de Parkinson
Des chercheurs ont identifié le réseau d’action somato‑cognitif (SCAN) comme responsable des traits centraux de la maladie de Parkinson. La stimulation non invasive du SCAN (TMS) a plus que doublé l’amélioration des symptômes dans un petit essai.
Deux types de microglies contrôlent l’anxiété chez la souris
Des chercheurs de l’Université de Utah montrent que deux populations de microglies ont des rôles opposés sur l’anxiété chez la souris. Les résultats, publiés dans Molecular Psychiatry, ouvrent des pistes pour de nouvelles thérapies, avec prudence.