Des chercheurs de la Washington University School of Medicine ont étudié 606 434 vétérans atteints de diabète de type 2, répartis en deux groupes : 524 817 sans trouble lié à lusage de substances et 81 617 avec un trouble préexistant. Ils ont comparé les patients ayant commencé un agoniste des récepteurs GLP-1 le plus souvent semaglutide, liraglutide ou dulaglutide à ceux traités par un inhibiteur SGLT2.
Chez les personnes sans trouble antérieur, lemploi de GLP-1 a été associé à une baisse du risque de développer un trouble lié à lusage de substances et à une diminution des cas nouveaux. Les auteurs estiment que cela correspond à sept diagnostics en moins pour 1 000 utilisateurs de GLP-1.
Pour les patients déjà atteints, lusage de GLP-1 sest traduit par moins durgences, dhospitalisations, de surdoses et de décès. Les résultats sont publiés dans The BMJ et les auteurs appellent à des essais cliniques pour confirmer ces effets.
Mots difficiles
- agoniste — substance qui active un récepteur cellulaire
- récepteur — protéine cellulaire qui reçoit un signalrécepteurs
- inhibiteur — médicament qui réduit ou bloque une action
- surdose — prise d'une quantité dangereuse d'un médicamentsurdoses
- hospitalisation — entrée à l'hôpital pour un traitement médicalhospitalisations
- diagnostic — identification d'une maladie par un médecindiagnostics
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pensez-vous que des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires avant d'utiliser ces médicaments pour les troubles liés à l'usage de substances ? Pourquoi ?
- Quels avantages et quels risques voyez-vous à prescrire un agoniste GLP-1 à une personne déjà atteinte d'un trouble lié à l'usage de substances ?
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