Une équipe de chercheurs a élaboré une nouvelle carte de la toile cosmique à partir des données du télescope James Webb. La carte suit le réseau de galaxies sur 13,7 milliards d'années et atteint des époques où l'univers n'avait qu'un milliard d'années.
Le travail s'appuie sur COSMOS‑Web, le plus grand relevé General Observer réalisé avec JWST, qui couvre une zone contiguë du ciel d'environ la taille de trois pleines Lunes. Les instruments infrarouges du télescope, lancés en 2021, ont permis de détecter de nombreuses galaxies faibles et lointaines et d'améliorer la précision des mesures de distance.
Le premier auteur Hossein Hatamnia (University of California, Riverside et Carnegie Observatories) explique que COSMOS‑Web a été conçu pour donner une vue à la fois large et profonde. Son directeur de thèse, Bahram Mobasher, note que la nouvelle carte est plus informative que celles du Hubble Space Telescope. L'étude paraît dans The Astrophysical Journal et inclut un catalogue de 164 000 galaxies, une vidéo évolutive et des outils de données publics. Le projet a impliqué des collaborateurs internationaux et a reçu des subventions Horizon 2020.
Mots difficiles
- toile cosmique — réseau de galaxies et de matière dans l'univers
- époque — période de temps de l'histoire de l'universépoques
- relevé — ensemble d'observations organisé pour une étude
- infrarouge — rayonnement non visible à longue longueur d'ondeinfrarouges
- précision — degré d'exactitude ou de détail d'une mesure
- catalogue — liste organisée d'objets ou de données
- subvention — aide financière donnée par une organisationsubventions
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pourquoi est-il utile d'avoir une carte qui couvre une période de 13,7 milliards d'années ?
- Quels avantages voyez-vous à rendre publics les outils de données d'un projet comme COSMOS‑Web ?
- Comment une vue « à la fois large et profonde » du ciel peut-elle aider les chercheurs ?
Articles liés
La science participative aide à suivre la santé et le bien‑être
Une revue scientifique conclut que la science participative peut aider à suivre de nombreux indicateurs de santé et de bien‑être des ODD et soutenir les objectifs de l’OMS. Elle donne des exemples concrets et mentionne des limites.
Des nanoflowers aident des cellules souches à donner des mitochondries
Des ingénieurs de Texas A&M ont utilisé des nanoparticules en forme de fleur pour doubler la production de mitochondries dans des cellules souches et transférer ces mitochondries à des cellules âgées ou endommagées, restaurant leur énergie sans modification génétique.