Un vaccin injectable en développement pourrait protéger simultanément contre la grippe, la COVID-19 et le virus respiratoire syncytial (VRS). La saison des virus respiratoires 2023–2024 aux États-Unis a été associée à environ 1 million d'hospitalisations, ce qui souligne le besoin de solutions plus simples.
Les chercheurs ont utilisé la plateforme CoPoP pour administrer cinq protéines virales en une seule injection : trois protéines de la grippe, une protéine de SARS-CoV-2 et une de VRS. La formulation comprend les adjuvants immunostimulants PHAD et QS-21.
CoPoP est constitué de nanoparticules formées de cobalt et de porphyrine, entourées d'une couche phospholipidique. Les protéines virales sont fixées par des étiquettes d'histidine (his-tags) qui se lient aux ions cobalt. Les tests sur souris, furets et rats cotonniers ont montré des réponses en anticorps protectrices sans preuve d'interférence, mais des études supplémentaires sont nécessaires.
Aucun vaccin combiné protégeant contre ces trois virus n'est encore approuvé.
Mots difficiles
- simultanément — en même temps, sans délai entre actions
- adjuvant — substance qui renforce la réponse immunitaireadjuvants
- nanoparticule — très petite particule mesurée en nanomètresnanoparticules
- porphyrine — molécule qui contient un atome central
- histidine — acide aminé présent dans certaines protéines
- anticorps — protéine du système immunitaire qui neutralise
- interférence — effet négatif quand deux éléments gênent
- phospholipidique — relatif aux phospholipides, composants des membranes
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Que pensez-vous d'un vaccin unique contre la grippe, la COVID-19 et le VRS ? Expliquez pourquoi.
- Quels avantages et quelles inquiétudes pourrait avoir un vaccin combiné comme celui-ci pour la population ?
- Pourquoi, selon le texte, les chercheurs ont-ils besoin d'études supplémentaires ? Donnez une ou deux raisons.
Articles liés
Médicaments courants et immunothérapie du cancer
Des chercheurs alertent que des médicaments courants, en vente libre ou sur ordonnance, peuvent modifier l'efficacité de l'immunothérapie contre le cancer. Ils recommandent mieux enregistrer les médicaments et faire des études prospectives.
Les survivants jeunes de cancer vieillissent plus vite
Une étude publiée dans Nature Communications montre que les survivants adolescents et jeunes adultes de cancer présentent un vieillissement cellulaire et cérébral accéléré, lié à des troubles de mémoire et d’attention. Les chercheurs testent des interventions pour ralentir ce phénomène.
Chocs climatiques en Afrique: cultures et maladies en danger
Les changements climatiques transforment les écosystèmes en Afrique et favorisent la propagation de ravageurs et de maladies. Au Ghana et ailleurs, des récoltes tombent, des insectes se multiplient et les systèmes de santé manquent d’infrastructures.
Un spray sans aiguille pour traiter les infections résistantes
Des chercheurs de l’Université du Missouri ont mis au point un dispositif en pulvérisation qui envoie des antibiotiques comme la vancomycine à travers la peau pour atteindre les tissus infectés, notamment contre le MRSA, sans dommages rénaux apparents.