Des chercheurs ont présenté le premier vaccin qui protège des primates non humains contre la mélioïdose. Les résultats, publiés dans Nature Communications, sont décrits comme une étape clé vers des essais cliniques chez l'homme. L'équipe rapporte que les animaux vaccinés n'avaient pas de lésions pulmonaires après exposition.
La maladie est due à Burkholderia pseudomallei, présente dans le sol et les eaux souterraines, surtout en Asie du Sud-Est et dans le nord de l'Australie. La bactérie peut pénétrer par des plaies, être ingérée ou inhalée, et parfois provoquer une pneumonie très agressive en 72 heures.
On estime à 165,000 le nombre de cas annuels dans le monde. La mortalité varie de 20-50% parce que ces bactéries résistent naturellement à de nombreux antibiotiques et que des rechutes peuvent survenir après des mois de traitement.
Mots difficiles
- mélioïdose — infection grave causée par une bactérie du sol
- essai clinique — étude médicale pour tester un nouveau traitementessais cliniques
- lésion pulmonaire — dommage au tissu du poumonlésions pulmonaires
- ingérer — avaler quelque chose par la boucheingérée
- inhaler — faire entrer dans les poumons en respirantinhalée
- résister — ne pas être détruit par un médicamentrésistent
- rechute — retour de la maladie après un traitementrechutes
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Que penseriez-vous des essais cliniques chez l'homme pour ce vaccin ?
- Quelles mesures pratiques peut-on prendre pour réduire le risque d'infection dans les zones à risque ?
- Comment la résistance aux antibiotiques change-t-elle la prise en charge des patients atteints de cette maladie ?
Articles liés
Partenariat pour une académie de biotechnologie en Égypte
L'American University in Cairo et Minapharm lancent un partenariat pour créer la première académie africaine de biotechnologie. L'objectif est de renforcer la formation, la recherche et les stages industriels dès le début de cette année.
Les cellules T des amygdales diffèrent de celles du sang
Des chercheurs montrent que les cellules T des amygdales ne sont pas les mêmes que celles retrouvées dans le sang. L'étude, menée par la Washington University, utilise un grand jeu de données unicellulaires et demande d'étudier les tissus pour évaluer vaccins et immunothérapies.