De nouvelles recherches de l'université Tulane montrent que même un cas léger de COVID-19 ou de grippe peut affecter l'organisme longtemps après la disparition de la fièvre et de la toux. Les scientifiques ont utilisé un modèle murin pour comparer les tissus après que l'infection a été éliminée.
Les deux virus ont laissé des signes de lésions durables dans les poumons, notamment des cellules immunitaires encore actives et une accumulation de collagène, ce qui peut raidir le tissu et expliquer la dyspnée. Après la grippe, les poumons montraient en plus une réponse de réparation qui manque surtout après une infection par le SARS-CoV-2.
Dans le cerveau, les souris ayant eu la COVID-19 présentaient une inflammation persistante et de petites zones de saignement plusieurs semaines plus tard, alors que ces altérations étaient en grande partie absentes après la grippe.
Mots difficiles
- modèle — représentation utilisée pour étudier une maladiemodèle murin
- lésion — dommage dans un organe ou tissulésions
- collagène — protéine qui structure le tissu du corps
- dyspnée — difficulté à respirer, sensation d'essoufflement
- inflammation — réaction du corps avec rougeur et gonflement
- réparation — processus pour réparer un tissu abîmé
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Penses-tu qu'une infection légère peut laisser des signes durables ? Pourquoi ?
- Quels changements dans les poumons sont mentionnés dans le texte ?
- Qu'est-ce qui t'inquiète le plus dans ces résultats et pourquoi ?
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