Des accords bilatéraux entre les États-Unis et quatorze pays africains, signés dans le cadre de l'approche « United States’ America First Global Health approach », ont suscité de fortes réserves sur le continent. Les accords combinent financement américain et financements nationaux et demandent notamment une hausse des dépenses de santé, une notification rapide des flambées et un élargissement de la surveillance des maladies.
Au Kenya, signataire d'un Memorandum of Understanding le 4 décembre dernier, la High Court a suspendu les clauses qui prévoient le transfert et le partage de données sanitaires sensibles. L'affaire est mise en pause jusqu'à une audience le 16 février.
Des juristes et experts en santé publique alertent sur la gouvernance des données, le partage des spécimens et le caractère conditionnel du financement. Ils demandent un examen législatif, des garanties exécutoires et une supervision démocratique pour protéger les intérêts des pays africains.
Mots difficiles
- accord — entente officielle entre deux partiesaccords bilatéraux
- financement — argent pour soutenir un projet ou servicefinancement américain, financements nationaux
- flambée — augmentation rapide d'une maladie ou casflambées
- surveillance — observation et suivi pour détecter problèmessurveillance des maladies
- donnée — information collectée sur des personnes ou casdonnées sanitaires sensibles
- gouvernance — manière de gérer et contrôler quelque chosegouvernance des données
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pensez-vous que des pays devraient accepter des accords qui demandent de partager des données sanitaires ? Pourquoi ?
- Quelles garanties légales ou contrôles démocratiques trouveriez-vous importants pour protéger les intérêts d'un pays ?
- Comment une notification rapide des flambées peut-elle aider ou poser des problèmes pour la santé publique locale ?
Articles liés
Des capteurs bon marché pour surveiller la pollution en Afrique du Sud
Des scientifiques ont adapté des méthodes de physique des particules pour créer AI_r, un réseau de capteurs à faible coût qui mesure la qualité de l'air en temps réel. Le projet s'étend de Soweto à Sedibeng avec 500 capteurs prévus.
L'IA n'est pas neutre et touche les droits humains
Hija Kamran explique que les entreprises technologiques privilégient le profit et que l'IA amplifie des inégalités. Elle appelle à une approche fondée sur les droits humains et propose trois questions simples à poser sur chaque système.