Violence en Asie occidentale et risque pour le droit internationalCEFR B2
12 mars 2026
Adapté de Walid El Houri, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de aref sarkhosh, Unsplash
Les avertissements sur l'érosion du droit international se sont intensifiés à mesure que la violence s'est propagée en Asie occidentale. Des observateurs affirment que les tactiques employées à Gaza servent désormais de modèle à de nouvelles attaques au Liban et en Iran. Ils évoquent la « doctrine Dahyieh », déjà utilisée en 2006, comme un exemple précoce de ciblage d'infrastructures civiles pour faire céder des gouvernements, et présentent Gaza comme une version extrême de cette approche.
Le Liban est redevenu un théâtre majeur en 2024 puis de nouveau en 2026, suivant un schéma similaire: déplacement de près d'un million de personnes depuis Dahyieh, le sud du Liban et la vallée de la Bekaa; destruction de logements et d'infrastructures; et rapports faisant état d'une contamination des sols destinée à empêcher le retour. Au Liban, le personnel médical et les hôpitaux ont été délibérément visés et évacués. Des attaques contre des casques bleus dans le sud du pays sont citées comme une nouvelle escalade qui mine les protections humanitaires.
En Iran, des bombardements de dépôts de pétrole à Téhéran et dans d'autres villes auraient provoqué des catastrophes environnementales aux conséquences pour les générations futures. Des attaques ont également visé des usines de dessalement, des médias et des services publics. L'article 54 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève rappelle que les attaques contre des objets indispensables à la survie de la population civile sont interdites. Pourtant, selon les critiques, ces interdictions ne sont pas mises en œuvre.
Le discours public de certains responsables étrangers a accru l'inquiétude: des déclarations provocatrices et des menaces ont été rapportées. L'article mentionne aussi le meurtre de plus de 175 Iraniens, pour la plupart de petites écolières, le premier jour des attaques par les États‑Unis. Ursula von der Leyen et Kaja Kallas ont appelé l'Europe à s'adapter à « un ordre mondial chaotique et coercitif ». Selon les critiques, l'accent mis par l'Union européenne sur la sécurité énergétique et des décennies de silence ont contribué à normaliser ces pratiques. L'avertissement est net: à moins que des États puissants ne soient tenus pour responsables, la normalisation de l'atrocité pourrait devenir un précédent durable.
Mots difficiles
- érosion — affaiblissement progressif d'une règle ou normel'érosion
- doctrine — ensemble d'idées guidant une politique ou action
- infrastructure — bâtiments et installations nécessaires aux services publicsinfrastructures
- contamination — présence de substances nocives dans un milieu
- dessalement — processus pour enlever le sel de l'eau
- normaliser — rendre quelque chose habituel ou accepté
- interdire — ne pas permettre légalement quelque choseinterdites
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quels effets la destruction d'infrastructures civiles peut-elle avoir sur la population et le retour des déplacés ?
- Comment le fait que des États puissants ne soient pas tenus pour responsables pourrait-il favoriser la normalisation de l'atrocité ?
- Pensez-vous que l'accent mis par l'Union européenne sur la sécurité énergétique peut influencer la réaction aux violations du droit international ? Pourquoi ?
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