Une petite étude pilote, menée auprès d’environ 60 jeunes adultes étudiants au College of Architecture, a évalué les effets d’une séance unique de réalité virtuelle. L’étude, dirigée par Zhipeng Lu et sa doctorante Parya Khadan, a été publiée dans Frontiers in Virtual Reality.
Les participants ont rempli des questionnaires avant et après une séance VR de 12 minutes. La simulation reproduisait des éléments courants d’expériences de mort imminente : une sensation de sortie du corps, un tunnel de lumière avec des souvenirs, puis un paysage paisible avec une barrière infranchissable.
Après la séance, les étudiants ont rapporté une diminution importante de la peur de la mort (une baisse de 75 % selon l’étude) et une réduction du stress. Une minorité a signalé une hausse d’anxiété. Les chercheurs prévoient d’étendre la recherche à des patients en phase terminale et à des personnes en difficulté de santé mentale.
Mots difficiles
- réalité virtuelle — environnement simulé par ordinateur et vision immersiveVR
- séance — période de temps pour une activité préciseséance unique
- simulation — représentation ou imitation d'une situation réelle
- mort imminente — situation proche de la mort réelle
- diminution — baisse ou réduction de quelque chosediminution importante
- phase terminale — dernière période d'une maladie grave
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Seriez-vous prêt à essayer une séance de réalité virtuelle qui reproduit une expérience de mort imminente ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Quels bénéfices et quels risques voyez-vous pour l'utilisation de cette réalité virtuelle chez des patients en phase terminale ?
- Comment une baisse de la peur de la mort pourrait-elle changer la vie d'une personne selon vous ?
Articles liés
Des chercheurs fabriquent un tissu cérébral sans produits animaux
Des scientifiques ont obtenu un tissu ressemblant au cerveau sans utiliser de matériaux d'origine animale ni de revêtements biologiques. Le travail, porté par une équipe de UC Riverside, permet de tester des médicaments et de réduire l'usage d'animaux.
Les cheveux racontent l'exposition chimique
Des chercheurs de l'Université du Texas à Austin montrent que les cheveux peuvent enregistrer l'exposition à des produits chimiques sur des jours, semaines et mois. La méthode permet de reconstituer des chronologies d'exposition et d'orienter des solutions pratiques pour l'air intérieur.
Cassini : Titan pourrait ne pas avoir d'océan profond
Une réanalyse des données de Cassini suggère que Titan n’a pas d’océan global profond. Les chercheurs proposent une couche épaisse partiellement fondue avec des poches d’eau près du noyau, et la mission Dragonfly pourra tester ce modèle.