Le marché des graines de Buddha Chitta au NépalCEFR B2
2 nov. 2025
Adapté de Sonia Awale, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de Shreyashka Maharjan, Unsplash
Le marché des graines de Buddha Chitta (Ziziphus budhensis) s’est fortement développé après une recommandation du dalaï-lama, faite à Taïwan, qui a mis en valeur la qualité népalaise. Les plants, originaires de Temal, poussent notamment autour de Kanpur dans le district de Kavre, à environ 56 kilomètres de Katmandou. Les graines servent à fabriquer les perles du mala, un chapelet de prière important dans le bouddhisme tibétain; la demande croissante d’acheteurs en Chine a fait grimper les prix.
Avant la recommandation, les graines se vendaient à NPR 2–5. Les perles sont maintenant classées selon le nombre de faces et la taille: les perles à une face et celles de 7–8 mm sont les plus rares et les plus précieuses. Un mala de 108 perles peut atteindre NPR 1.5 million (over USD 10,630). Cette hausse rapide a créé des gains importants pour certains agriculteurs, mais aussi une grande volatilité.
Singha Bahadur Lama dit avoir tiré NPR 10 million d’un seul arbre et avoir utilisé cet argent pour construire des maisons et envoyer sa fille à l’étranger. Il travaille maintenant comme consultant pour diffuser l’arbre. Il ajoute toutefois qu’il a investi près de NPR 10 million après une année de boom et qu’il a perdu 70 pour cent de cet investissement quand les prix sont tombés. Des incidents graves ont aussi été signalés: un groupe de 20 hommes, employés par un intermédiaire chinois, aurait abattu un arbre à Rosi qui avait rapporté NPR 30 million l’année précédente; ils sont entrés à 1 h du matin et ont posé des bombes à douille; quatre hommes ont été arrêtés puis relâchés sous caution élevée.
Les plants conviennent aux petites exploitations: ils poussent en gravier et sols sablonneux, atteignent 8–10 mètres, commencent à fructifier la troisième année et peuvent produire pendant jusqu’à 90 ans. Les fruits sont cueillis à la main en juin et juillet et transformés par plusieurs étapes:
- Cueillir le fruit.
- Enlever l’enveloppe dure (avec un Dhiki ou en faisant bouillir).
- Laver et sécher au soleil.
Le coût des plants est d’environ NPR 500, parfois NPR 1,000 pour les variétés à plus de faces. Les agriculteurs vendent généralement à des intermédiaires locaux qui revendent à des commerçants chinois; le contact direct reste rare à cause des barrières de langue et d’accès. Beaucoup d’exploitations gardent le Buddha Chitta avec du maïs, des légumes et des légumineuses pour protéger la santé des sols et les revenus. Certaines familles signalent aussi de mauvaises récoltes à cause de grêlons ou de l’usage précoce d’engrais et de produits chimiques qui ont abîmé les arbres.
Mots difficiles
- recommandation — conseil public donné par une personne influente
- mala — chapelet de perles utilisé pour la prière
- volatilité — variation rapide et imprévisible des prix
- intermédiaire — personne qui achète puis revend pour d'autresintermédiaires
- fructifier — commencer à produire des fruits
- gravier — petits cailloux qui forment le sol
- exploitation — ferme ou entreprise qui produit des récoltesexploitations
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quels avantages et quels risques le boom des graines a-t-il apportés aux familles d'agriculteurs ? Donnez des exemples du texte.
- Que peuvent faire les agriculteurs pour réduire leur dépendance aux intermédiaires étrangers ? Proposez des solutions réalistes.
- Comment l'usage précoce d'engrais et de produits chimiques a-t-il affecté les récoltes selon l'article ? Quels choix agricoles pourraient limiter ces problèmes ?
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