Le Cameroun veut renforcer sa production de rizCEFR B2
24 mars 2026
Adapté de Laura, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de Ariel Nathan ADA MBITA, Unsplash
Le riz est une composante majeure de l'alimentation au Cameroun, qui compte plus de 30 million d'habitants. La consommation par personne était de 25 kilograms en 2023 et la demande nationale dépassait 600,000 tons par an. Pour répondre à la demande, le pays a importé plus de 650,000 tons sur les dix premiers mois de 2022 pour FCFA 162.5 billion (USD 282 billion), contre 580,000 tons en 2021. Aujourd'hui, le riz représente plus de la moitié des approvisionnements céréaliers étrangers, principalement d'Inde et de Thaïlande.
En mai 2023, l'État a lancé une stratégie d'autosuffisance dotée d'un budget de FCFA 385 billion (USD 677 million). L'objectif est de porter la production à 460,000 tons d'ici 2027 puis à 750,000 tons d'ici 2030, pour atteindre une autosuffisance projetée de 97 pourcent. Cette politique a déjà modifié la planification culturale dans le nord‑ouest, où la saison des pluies va de mars/avril à octobre.
Des producteurs comme Félix Mangwa, Ayong Odette et Tanchia Ngwendoline disent que le riz est désormais prioritaire pour leurs familles et que certains revenus se sont légèrement améliorés. Ils décrivent cependant des contraintes concrètes : routes impraticables en saison des pluies, transport difficile, prix du riz paddy souvent trop bas, accès limité aux semences certifiées, aux tracteurs et aux intrants modernes. La gestion de l'eau est faible et les installations de stockage et de transformation sont insuffisantes, entraînant des pertes après récolte et un riz blanc de faible qualité.
Plusieurs acteurs apportent un soutien, notamment l'Upper Nun Valley Development Authority (UNVDA) qui fournit des semences certifiées, et le Commodity Value Chain Development Support Project (PADFA II) qui offre un appui technique et des formations. Localement, Mangwa commence les cultures tôt, entretient les ressources en eau et renforce les berges des rizières avec de l'herbe à éléphant. Parmi les solutions proposées figurent des investissements dans les infrastructures de base, la création de nouvelles rizières, des subventions pour les intrants, des dépôts de stockage, le goudronnage des routes rurales, des marchés formels et des prix minima, ainsi que l'amélioration de la transformation et des circuits commerciaux. Tanchia demande en outre des canaux d'irrigation, des variétés résistantes comme Nerica L56 et plus de mécanisation pour construire une autosuffisance durable.
Mots difficiles
- composante — élément essentiel dans une alimentation quotidienne
- importer — acheter et faire venir des produits d'un autre paysimporté
- autosuffisance — capacité à produire assez pour soi-même
- intrant — produit utilisé pour la production agricoleintrants
- stockage — action de garder des produits après récolte
- transformation — processus pour modifier un produit agricole
- subvention — aide financière donnée par l'Étatsubventions
- mécanisation — utilisation de machines dans l'agriculture
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Que pensez‑vous de l'objectif d'atteindre une autosuffisance proche de 97 % ? Quels obstacles locaux semblent les plus difficiles à surmonter ?
- Parmi les solutions proposées (infrastructures, subventions, mécanisation...), lesquelles vous paraissent prioritaires et pourquoi ? Donnez des exemples tirés du texte.
- Comment l'amélioration du stockage et de la transformation pourrait‑elle réduire les pertes et améliorer la qualité du riz ? Donnez deux mesures concrètes.
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