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Crise de l'eau en Iran: réserves en fort déficit — Niveau B2 — a person sitting on the sidewalk

Crise de l'eau en Iran: réserves en fort déficitCEFR B2

10 août 2025

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
7 min
377 mots

La combinaison d'une chaleur estivale intense, de pannes électriques et d'un déficit hydrique prolongé a considérablement aggravé la crise de l'eau en Iran. Le gouvernement a fermé des administrations publiques dans au moins 12 provinces et a averti d'un possible arrêt national d'une semaine pour économiser l'énergie, selon Iran Open Data. Plusieurs écosystèmes d'eau douce sont menacés.

Au 11 juillet 2025, les réserves des barrages ont fortement chuté: Karaj est en baisse de 58 %, Lar de 34 %, Taleghan de 32 % et Latyan et Mamloo ensemble de 47 %. Depuis le début de l'année hydrologique, les apports à ces barrages totalisent 22.4 milliards de mètres cubes, soit 43 % de moins que l'an dernier. Au niveau national, seuls 46 % de la capacité des barrages sont remplis, soit 26 points de moins qu'il y a un an. Les apports aux réservoirs nationaux sont tombés à 9.5 milliards de mètres cubes, 3.5 milliards de moins que l'an dernier. Le barrage de Karaj, d'une capacité de 179 millions de mètres cubes, contient désormais 11 millions de mètres cubes, soit 7 % de sa capacité contre 29 millions l'an dernier.

La surextraction des nappes accélère le tassement des sols; dans certaines zones urbaines le sol s'enfonce jusqu'à 30 cm par an, 1,5 fois le rythme de l'année précédente. On dénombre environ 300 000 puits illégaux et 500 000 puits légaux. Le ministère de l'Énergie fixe une limite de prélèvement à 48 milliards de mètres cubes par an, mais les prélèvements actuels dépassent 54 milliards. Tehran, Alborz et des parties de Qazvin subissent la plus forte tension hydrique; Tehran, qui compte près de 20 million de personnes, consomme cinq fois la moyenne nationale d'eau potable et doit réduire sa consommation de 3.7 à 2.2 milliards de mètres cubes d'ici 2028.

Plus de 95 % de l'eau est utilisée pour l'agriculture, et des experts proposent une réforme structurelle de l'agriculture et de l'industrie, des changements dans la consommation, le recyclage des eaux grises et des limites à la croissance urbaine non contrôlée. Des mégaprojets annoncés, comme Iranrud et d'autres transferts, ne se sont pas matérialisés. Compte tenu de contraintes économiques et politiques, aucune solution d'envergure immédiate n'est visible et des rationnements sévères ou d'autres mesures drastiques pourraient suivre.

  • Lac Urmia
  • Marais Hur-Al-Azim
  • Hamun
  • Lagune d'Anzali
  • Bakhtegan

Mots difficiles

  • déficit hydriquemanque d'eau pour les usages humains
  • apportquantité d'eau qui arrive dans un réservoir
    apports
  • napperéserve d'eau souterraine sous le sol
    nappes
  • surextractionretrait trop important d'eau d'une nappe
  • tassementaffaissement du sol lié à la perte d'eau
  • prélèvementaction de retirer de l'eau d'une source
    prélèvements
  • rationnementlimitation contrôlée de la fourniture d'eau
    rationnements

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Quelles mesures structurelles pour l'agriculture pourraient aider à réduire l'utilisation de l'eau, selon le texte ? Donnez deux exemples et expliquez.
  • Quels risques locaux et sociaux peuvent résulter du tassement du sol et de l'existence de nombreux puits illégaux ?
  • En l'absence de solution immédiate d'envergure, quels compromis politiques seraient acceptables pour réduire la consommation d'eau dans une grande ville comme Tehran ?

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