Une étude publiée dans Resources Policy alerte sur des pressions minières dans l’Amazonie légale brésilienne. Les chercheur·e·s estiment qu’environ 363 000 km² sont menacés par l’exploitation actuelle ou potentielle du cuivre, de la bauxite, du manganèse et du fer. La zone identifiée est majoritairement forestière et abrite des peuples indigènes et des quilombolas.
Les auteur·e·s ont cartographié l’emplacement des gisements et des demandes de permis. Ils montrent qu’un tiers des aires protégées subit un certain niveau de pression minière potentielle et que 73 % (soit environ 267 000 km²) de la zone de conservation menacée est couverte par la forêt.
Face à ces risques, ils recommandent de prioriser les projets sur les zones déjà dégradées, d’éviter l’expansion minière près des aires protégées et de cesser d’accorder des licences sans évaluer les impacts régionaux cumulés. Ils demandent aussi de renforcer les droits territoriaux et la reconnaissance des terres traditionnelles.
Mots difficiles
- pression — force qui menace ou affecte un lieupressions
- exploitation — utilisation et extraction de ressources naturelles
- gisement — endroit où se trouvent des mineraisgisements
- aire protégée — zone officiellement protégée pour la natureaires protégées
- licence — autorisation officielle pour un projetlicences
- quilombola — membre d'une communauté afro-brésilienne ruralequilombolas
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pensez-vous qu'il faut prioriser les projets sur les zones déjà dégradées ? Pourquoi ?
- Quelles conséquences l'exploitation minière peut-elle avoir pour les peuples indigènes et les quilombolas ?
- Comment renforcer la reconnaissance des terres traditionnelles dans votre pays ou région ?
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