Le bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale au monde et couvre 300 million hectares. Il soutient de nombreux peuples autochtones qui dépendent de la forêt pour se nourrir, se loger et transmettre leurs savoirs. Dans la République du Congo, certains vivent au cœur de la forêt ou à proximité de villages forestiers, et ils subissent la pression croissante d’activités extractives et commerciales.
Les liens entre la Chine et la République du Congo datent des années 1960. Selon le ministre Jean-Claude Gakosso, les échanges ont atteint USD 6.57 billion en 2023. Des entreprises chinoises interviennent dans l’agriculture, les minerais, le bois et les technologies numériques, et les investissements se sont renforcés notamment via la Belt and Road Initiative.
Des groupes de la société civile et des chercheurs affirment que des licences de coupe et d’autres activités extractives liées à la Chine ont accéléré la déforestation. Des recherches de Mongabay et d’ONG locales indiquent à Global Voices que cette perte de forêt menace les modes de vie autochtones. Blanchard Cherotti Mavoungou, président de l’APRA2DH, a déclaré à RFI que les populations autochtones ne profitent pas des accords et que les études d’impact environnemental et social sont souvent absentes.
Un incident concret a été signalé le 9 septembre : une demande de saisie de plus de 3,000 mètres cubes de bois à Bolomba, attribuée à deux entreprises chinoises, dont Wanpong Group. Parallèlement, de nouveaux projets commerciaux ciblent des produits forestiers comme le miel ; la Chine a fait des dons à des coopératives apicoles et a annoncé un renforcement de la coopération en matière de réduction de la pauvreté, d’agriculture et de développement vert.
- Risques identifiés : accélération de la déforestation
- Conséquences : expulsions, manque d’indemnisation
- Pression sur les savoirs et techniques traditionnelles
Des défenseurs comme Maixent Animba Emeka mettent en garde contre la récolte industrielle du miel, qui peut provoquer des pénuries et nuire aux moyens de subsistance. Les ONG locales attirent l’attention sur les risques environnementaux et les droits humains alors que l’activité industrielle se poursuit. Il reste incertain comment le gouvernement congolais renforcera la surveillance et protégera ou indemnisera les communautés autochtones.
Mots difficiles
- bassin — grande zone géographique, souvent forestière
- autochtone — personne originaire d'une région donnéeautochtones
- extractif — qui concerne l'extraction de ressources naturellesextractives
- déforestation — perte ou destruction de la couverture forestière
- licence — autorisation officielle pour couper des arbreslicences
- saisie — action de confisquer ou de retenir des biens
- apicole — qui concerne la production ou l'élevage du mielapicoles
- indemnisation — paiement pour compenser un dommage subi
- surveillance — contrôle ou suivi pour prévenir des abus
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Comment la République du Congo pourrait-elle concilier investissements étrangers et protection des communautés autochtones ?
- Quelles mesures concrètes le gouvernement pourrait-il prendre pour renforcer la surveillance et assurer l'indemnisation des communautés affectées ?
- Quels effets positifs et négatifs la coopération avec la Chine peut-elle avoir pour les villages forestiers, d'après le texte ?
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