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Red‑tagging et énergies renouvelables aux Philippines — Niveau B2 — a blue car parked next to a pile of junk

Red‑tagging et énergies renouvelables aux PhilippinesCEFR B2

19 févr. 2026

Niveau B2 – Intermédiaire supérieur
7 min
374 mots

Le gouvernement philippin a récemment levé les limites de propriété étrangère pour les projets solaires, éoliens et marins afin d’attirer davantage d’investissements privés et étrangers. Mais, parallèlement, les autorités ont accru le recours au red‑tagging, une pratique par laquelle des responsables ou des forces de sécurité lient publiquement des militants et des organisations à la New People’s Army ou au terrorisme. La Cour suprême des Philippines a jugé en juillet 2023 que cette pratique menace le « droit à la vie, à la liberté ou à la sécurité ».

Deux ONG ont été particulièrement affectées. Le Leyte Center for Development (LCDe), basé à Tacloban et très actif après le typhon Haiyan, a aidé des milliers de familles avant que ses comptes ne soient gelés en avril 2024. Sa dirigeante a plaidé non coupable en juillet 2025 à trois chefs d’accusation de financement du terrorisme, des charges fondées sur les témoignages d’anciens rebelles qu’elle nie avoir rencontrés. Les projets du LCDe sont suspendus, ce qui réduit l’aide d’urgence dans une région exposée aux tempêtes.

Sibat, association apportant des technologies propres depuis plus de quarante ans, a installé une pompe solaire en juin 2025 pour des victimes du typhon Rai à Ubay. Sa directrice, Estrella Catarata, a été liée publiquement à la NPA par des responsables, a fait face à des accusations en mai 2023 et a déposé une plainte en diffamation après une association publique en avril 2024. Un rapport de 2025 note que le harcèlement a poussé deux ingénieurs à démissionner et que le personnel doit parfois inviter des diplomates de l’UE pour préserver les projets.

Des experts de l’ONU ont critiqué ces pratiques. En 2023, Ian Fry a déclaré que l’AFP et le NTF‑ELCAC red‑taguaient systématiquement des défenseurs et que « il semble que le NTF‑ELCAC utilise ses pouvoirs pour protéger de puissants intérêts économiques dans le pays ». Irene Khan, en juin 2025, a rapporté que le NTF‑ELCAC « semble être un instigateur majeur de cette pratique » et que le red‑tagging est souvent suivi de « surveillance illégale, poursuites pénales, y compris le dépôt de charges fabriquées, menaces et même assassinats ». Selon les experts, le red‑tagging affecte les militants et les communautés et peut réduire l’accès aux services et à l’aide.

Mots difficiles

  • leverretirer ou supprimer une règle ou restriction
    levé
  • propriétédroit légal de posséder un bien
  • financementaction de fournir de l'argent pour un projet
  • gelerbloquer l'accès à de l'argent ou comptes
    gelés
  • plaiderdéclarer sa défense devant un tribunal
    a plaidé
  • harcèlementcomportement qui agresse ou intimide une personne
  • instigateurpersonne qui provoque ou organise une action

Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.

Questions de discussion

  • Comment le red‑tagging peut-il réduire l'accès aux services et à l'aide dans les régions touchées par des catastrophes ? Donnez des exemples basés sur l'article.
  • Quelles stratégies les ONG pourraient-elles utiliser pour protéger leurs projets et leur personnel face au harcèlement public et aux accusations ?
  • Le gouvernement a levé les limites pour attirer des investissements étrangers. Quels avantages et quels risques cela représente-t-il pour les communautés locales, selon le texte ?

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