Lors de la remontée automnale des saumons Coho, une équipe de chercheurs a prélevé de l'ADN dans l'air pour estimer combien de poissons traversent une rivière proche d'une écloserie. L'idée a été proposée par un chercheur de l'University of Washington après avoir vu des poissons sauter.
Les chercheurs ont placé des filtres à environ 10 à 12 pieds du ruisseau et les ont laissés 24 heures lors de six journées entre août et octobre. Ils ont comparé l'ADN aérien et l'ADN aquatique aux comptages visuels faits par l'écloserie pour suivre la hausse et la baisse des effectifs pendant la migration.
Bien que la quantité d'ADN dans l'air soit beaucoup plus faible que dans l'eau, elle variait suivant les tendances migratoires observées. Les résultats suggèrent que l'échantillonnage de l'air pourrait indiquer où se trouvent les saumons et leur abondance relative entre différents cours d'eau.
Mots difficiles
- prélever — prendre un échantillon pour analyseprélevé
- ADN — matière génétique présente dans les organismes
- écloserie — lieu où on élève des jeunes poissons
- échantillonnage — action de recueillir des échantillons pour étude
- abondance — nombre ou quantité d'individus présents
- remontée — mouvement des poissons vers l'amont saisonnier
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Pensez-vous que l'échantillonnage de l'air pourrait aider à protéger les poissons ? Pourquoi ?
- Quels avantages voit-on à utiliser l'ADN aérien plutôt que des comptages visuels ?
- Quelles limites ou difficultés cette méthode peut-elle avoir selon vous ?
Articles liés
Un mécanisme qui fait vieillir les batteries rechargeables
Des chercheurs identifient une « dégradation chimiomécanique » liée au gonflement et à la contraction des batteries pendant les cycles de charge. Ils observent des « cascades de contrainte » et proposent des pistes pour renforcer les électrodes.
Les tribunaux pakistanais et la justice climatique
Les juridictions pakistanaises reconnaissent de plus en plus le droit à un environnement sain, mais des obstacles restent: financements limités, expertise juridique concentrée et résistances institutionnelles malgré des décisions et une réforme constitutionnelle récentes.