L'Inde restreint les visas après la crise au BangladeshCEFR B2
16 janv. 2026
Adapté de Zulker Naeen, Global Voices • CC BY 3.0
Photo de Apurba Nag, Unsplash
En août 2024, la destitution forcée de l'ancienne première ministre Sheikh Hasina a provoqué une crise diplomatique entre le Bangladesh et l'Inde. New Delhi a réagi en restreignant fortement les visas pour les citoyens bangladais, en citant des préoccupations de sécurité et une montée du sentiment anti-Inde. Ces mesures ont profondément perturbé les déplacements, le commerce et les soins transfrontaliers.
Avant la rupture, la Haute Commission indienne à Dhaka traitait jusqu'à 8 000 demandes de visa par jour et l'Inde délivrait plus de 2 millions de visas annuels aux Bangladais. Depuis août 2024, seuls les visas médicaux d'urgence et quelques visas étudiants arrivent en nombre limité. Les trains internationaux Maitree Express, Bandhan Express et Mitali Express sont suspendus; les liaisons en bus sont passées de sept trajets quotidiens à un ou deux.
Les effets économiques à Kolkata sont nets: des pertes estimées à INR 1 000 crore pour certains secteurs et des pertes possibles dépassant INR 5 000 crore pour New Market et Burrabazar. L'occupation hôtelière est tombée de 80–90 percent à environ 5 percent pour certains établissements; près de 3 000 boutiques et environ 150 hôtels sont menacés, et quelque 15 000 familles dépendent directement de ce tourisme.
- Le tourisme médical a fortement reculé: le Bangladesh représentait 69 percent des patients étrangers en Inde et les baisses annuelles ont été marquées en novembre et décembre 2024.
- Certains patients se tournent vers la Thaïlande, la Chine (projets dans le Yunnan) ou d'autres pays.
Les tensions diplomatiques compliquent la reprise: le Premier ministre Modi appelle à préserver des relations « personne à personne », tandis que l'International Crisis Group note que le refuge accordé à Sheikh Hasina, condamnée au Bangladesh, attise la polémique. Le professeur Imtiaz Ahmed a qualifié les restrictions « d'inhumaines et indignes d'un pays voisin ». Chaque mois de restrictions renforce de nouveaux schémas de voyage et complique le redressement économique pour les deux pays.
Mots difficiles
- destitution — action d'écarter quelqu'un de ses fonctionsdestitution forcée
- restreindre — réduire l'accès ou la liberté de quelque choserestreignant
- transfrontalier — qui traverse ou concerne deux pays voisinstransfrontaliers
- suspendre — arrêter temporairement un service ou une activitésuspendus
- liaison — trajet ou connexion entre deux lieuxliaisons
- occupation — pourcentage de chambres occupées dans un hôteloccupation hôtelière
- tourisme médical — voyages pour recevoir des soins médicaux
- attiser — provoquer ou intensifier des sentiments négatifsattise
Astuce : survolez, mettez le focus ou touchez les mots en surbrillance dans l’article pour voir des définitions rapides pendant que vous lisez ou écoutez.
Questions de discussion
- Quels effets concrets ces restrictions de visa peuvent-elles avoir sur les petites entreprises et les familles citées dans l'article ? Donnez des exemples.
- Le texte indique que certains patients se tournent vers la Thaïlande ou la Chine. Quels avantages et quels inconvénients cela peut-il représenter pour les patients et pour le Bangladesh ?
- Quelles mesures diplomatiques ou pratiques pourraient, selon vous, aider l'Inde et le Bangladesh à rétablir la mobilité tout en répondant aux préoccupations de sécurité ?
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